Actualité

Des chambres de bonnes transformées en logements sociaux

Publié le 29 mars 2016 à 09h26 - Mis à jour le 2 mars 2017 à 15h31
Des chambres de bonnes transformées en logements sociaux
La problématique du logement à Paris pousse les pouvoirs publics à mettre en œuvre tous les leviers possibles pour permettre aux Parisiens de se loger. Ces leviers peuvent être répressifs, incitatifs, urbains ou innovants.

La répression sur la location meublée et les résidences secondaires vise à remettre des biens sur le marché, et avant tout éviter de dégrader davantage la situation.

L’incitation, avec le dispositif Multiloc notamment, permet de fluidifier la dynamique locative.

L’évolution de l’urbanisme est une réponse de plus grande ampleur. Avec d’importants projets, dont le Grand Paris est l’exemple parfait, une ville peut évoluer vers une métropole en agrandissant sa superficie. L’assouplissement de la réglementation peut faciliter, par exemple, les surélévations et les projets de grande hauteur dans le cadre du nouveau PLU.

Dernier levier possible, trouver des solutions alternatives et innovantes pour créer des logements. Il a par exemple été question de transformer des bureaux en logements. La ville de Paris souhaite reprendre une recette bien connue des investisseurs privés: la transformation de chambres de bonne en logements. Elle souhaite, en revanche, faire émerger des logements sociaux de ces surfaces.

L’achat de chambres de bonnes regroupées permet d’obtenir des superficies et des configurations parfois proches d’un appartement classique. Le coût global est souvent moindre, en raison notamment de la hauteur sous plafond qui limite la superficie en loi Carrez. Il peut donc y avoir de belles opportunités.

Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) estime à 114.400 le nombre de chambres de bonne dans la capitale. 85% seraient inoccupées, notamment en raison de la limite légale des 9m², superficie minimale pour louer un logement. Cela représente plus d’un million de mètres carrés inoccupés ! Avec l’évolution du PLU, qui devrait faciliter les surélévations, ce sont de beaux volumes qui pourraient être créés. Une étude d’ingénierie sur la réhabilitation de ces chambres de bonne doit être remise au premier semestre 2016.

À lire également :

Thèmes :

Toute une banque pour votre projet immobilier
Leader Français de la banque de proximité
Premier prêteur de France
2000 Conseillers spécialisés en habitat
Rappel sous 24h ouvrées
Mentions légales
Sous réserve d’acceptation de votre dossier de prêt immobilier par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur. Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours pour accepter l’offre de prêt. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées.