Emprunter à deux : tout ce qu’il faut savoir
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Emprunter à deux : tout ce qu’il faut savoir

Publié le 25/01/18 - Mis à jour le 09/04/20
Emprunter à deux : tout ce qu’il faut savoir
Il est très fréquent d'acheter un bien immobilier à deux, même sans être mariés ou pacsés. Et cela présente de nombreux avantages, à commencer par de meilleures conditions de financement. Mais quels sont les éléments à connaître avant de se lancer en toute sérénité dans un achat commun ?

Emprunteur et co-emprunteur immobilier : solidarité !

Qui dit souscription d'un prêt immobilier à deux dit solidarité !

Co-emprunteur : définition

Un co-emprunteur est une personne physique. Généralement, c'est le conjoint ou le concubin qui tient ce rôle. Mais ce n'est pas une obligation ! Il est tout à fait possible d'effectuer un achat immobilier avec un membre de votre entourage proche : père, mère, soeur, frère, etc.

Comment trouver un co-emprunteur ?

Quelles sont les conditions pour devenir co-emprunteur ?

  • Avoir son domicile fiscal en France
  • Justifier de ressources suffisantes et d'une situation financière solide

La banque ou l'établissement prêteur examinera les deux profils (revenus, âge, profession...) avant de proposer une offre de financement. Sachez que le fait d'emprunter à deux est un gage de sécurité et de confiance pour la banque qui sera encline à octroyer des prêts immobiliers plus facilement.

Emprunteur et co-emprunteur : qui doit payer ?

Les co-emprunteurs sont solidaires de la dette, et ce dès la signature du prêt immobilier. Concrètement, chacun des co-emprunteurs doit contribuer au paiement des mensualités ! La somme versée peut être librement répartie, en fonction des possibilités de chacun.

Co-emprunteur ou caution : des différences notoires !

Il existe des différences entre le fait d'être co-emprunteur et le fait de se porter caution. Le co-emprunteur est solidaire de l'emprunt. Quant à la caution, elle se porte garant en cas de défaillance de paiement.

Bon à savoir :

une caution prend fin lorsque le crédit est intégralement remboursé. Or, un co-emprunteur peut se désolidariser du prêt (divorce, séparation...) en adressant une demande à la banque.

Emprunter à deux : que se passe-t-il en cas de décès, perte d'emploi... ?

En général, la banque ou l'établissement prêteur conditionne l’octroi du prêt immobilier à la souscription d’une assurance emprunteur qui prend en charge les mensualités en cas de décès, invalidité, maladie grave, etc.

Etre co-emprunteur : le cas du décès, d'une maladie grave ou d'une invalidité

Quelle est la règle en cas de décès ou de perte totale d'autonomie ? Il est important de souscrire une assurance emprunteur. La répartition entre les deux co-emprunteurs peut varier : 50/50, 70/30, 60/40, etc. Son total doit être égal à 100%. Pour choisir efficacement vos quotités d’assurance, vous devez tenir compte de plusieurs critères : niveau des revenus, situation professionnelle, âge, état de santé de chacun d’entre vous.

Par exemple, si vous avez souscrit à deux un emprunt de 100 000€ avec une quotité d’assurance de 50 % chacun, cela signifie que la moitié du remboursement sera pris en charge par l’assurance en cas de décès ou de maladie de l’un des co-emprunteurs.

A savoir : idéalement, les deux co-emprunteurs optent pour une protection optimale, à savoir 100% chacun (soit 200% au total). Cette protection est plus coûteuse mais le remboursement sera intégralement pris en charge par l'assurance.

Le cas d'un co-emprunteur sans revenus suffisants

Que se passe-t-il si l'un des co-emprunteurs perd son emploi et n'a plus de revenus suffisants pour payer sa part des mensualités ? Là encore, il est important de prendre des précautions en amont en souscrivant une assurance perte d'emploi. Pourquoi ? Un prêt immobilier peut parfois durer jusqu'à 30, voire 35 ans ! La vie professionnelle peut donc évoluer de façon positive ou négative. Une perte d'emploi de l'un des co-emprunteurs impactera l'équilibre financier et le versement des mensualités.

Souscrire un crédit avec un co-emprunteur : que se passe-t-il en cas de séparation ?

Quelles sont les obligations des co-emprunteurs en cas de séparation ?

Remboursement du crédit immobilier par anticipation

Après une séparation (divorce, dissolution du PACS...), le logement commun est généralement vendu et le prêt remboursé par anticipation. Attention, tant que la vente n’est pas effective, les ex-conjoints restent redevables du montant restant dû sur leur emprunt.

Bon à savoir :

une séparation ne met pas fin au crédit immobilier souscrit !

Comment se désolidariser et retirer un co-emprunteur ?

Si l'un des conjoints souhaite conserver le logement, il prend en charge la totalité du crédit immobilier en cours : il devient donc l'unique garant. Pour ce faire, une demande à la banque ou à l'établissement prêteur doit être effectuée. Le conjoint qui va garder le bien doit notamment indiquer qu'il renonce à demander à son co-emprunteur les sommes restantes dues.

Si la banque ou l'établissement prêteur refuse la demande ou n'est pas informée, elle pourra réclamer le remboursement du prêt indifféremment à l’un ou à l’autre !

Enfin, celui qui souhaite conserver le logement peut, si ses revenus le lui permettent, racheter la part de l’autre. Dans ce cas, il devra parfois souscrire un autre crédit en son nom propre.

Faire appel à un co-emprunteur : obligatoire ?

Le recours à un nouveau co-emprunteur n'est pas obligatoire. Le conjoint qui conserve le logement peut soumettre une caution ou une hypothèque à sa banque ou à son établissement prêteur. La condition est la suivante : les garanties apportées doivent être équivalentes. 

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