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Trois axes pour améliorer la performance énergétique des bâtiments

Publié le 25 octobre 2017 à 09h50
Trois axes pour améliorer la performance énergétique des bâtiments
Le conseil scientifique du Parlement s’est réuni fin juillet pour étudier la question de la performance énergétique dans les bâtiments. À cette occasion, trois axes ont été identifiés pour répondre aux enjeux de la transition énergétique.La question de la performance énergétique dans le secteur de la construction repose (entre autres) sur des normes légales, définies par des procédés législatifs habituels. Or, les élus, pour prendre de telles décisions, ont besoin d’un éclairage technique et scientifique : c’est à cela que sert l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), instance composée de vingt-quatre experts. À l’occasion d’une réunion organisée fin juillet afin de traiter des problématiques de la performance énergétique dans le bâtiment, l’instance a préconisé trois axes de progrès : renforcer la recherche et le développement (R&D), améliorer la productivité des acteurs de la rénovation énergétique pour mieux satisfaire les consommateurs, et organiser davantage d’expérimentations.

Les orientations de l’État en matière de performance énergétique

Le bâtiment est au cœur des enjeux de la performance énergétique. Le président de l’Opecst l’a rappelé en ces termes : « Le secteur représente 40% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de CO2 ». Il a également ajouté, après l’audition de plusieurs experts fin juillet, que « les objectifs ambitieux de réduction fixés par la loi de Transition énergétique pour la construction neuve et le parc existant ne seront pas faciles à tenir ». C’est pourquoi trois axes de progression en matière d’efficacité énergétique ont été identifiés par cette instance :

  • Le renforcement de la R&D. Les investissements dédiés à la recherche et au développement dans le secteur du bâtiment sont plus faibles que dans d’autres secteurs : ils représentent seulement 0,1% du chiffre d’affaires global (contre 2% dans l’industrie).

  • L’amélioration des interventions professionnelles en matière de performance énergétique. L’Opecst a relevé une certaine insatisfaction des consommateurs face aux professionnels de la rénovation énergétique. En particulier, le coût des travaux est perçu comme étant trop important. L’indicateur de productivité des professionnels a été multiplié par trois entre 1950 et 2015, alors qu’il a été multiplié par seize dans l’industrie ! La productivité ayant un impact direct sur les coûts.

  • La hausse des expérimentations. Pour que des innovations puissent voir le jour, encore faut-il qu’elles soient testées ! De nombreuses pistes techniques qui visent à améliorer la performance énergétique ne sont pas explorées dans le détail, faute d’expérimentations suffisantes. Deux exemples : l’isolation d’un bâtiment par enveloppe projetée (au lieu des plaques accolées) et les capteurs solaires insérés dans les tuiles et les vitrages. Deux méthodes innovantes qui mériteraient d’être creusées. 

La question des normes de performance énergétique

Ces trois axes dégagés par l’Opecst serviront à préciser et parfaire les normes de performance énergétique dans le secteur du bâtiment. Mais quels sont les textes qui régissent l’évaluation de cette performance ? Citons les deux principaux :

En outre, des labels officiels ont également été créés afin de viser un niveau toujours plus élevé d’efficacité énergétique, comme le label Bâtiment Basse Consommation (BBC) ou le BEPOS, pour les Bâtiments à Énergie Positive, actuellement expérimenté par diverses associations.

Les pistes d’amélioration de la performance énergétique et des normes qui la régissent sont donc nombreuses dans le secteur du bâtiment.

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