Actualité

Assurance emprunteur : changer tous les ans, c'est possible

Publié le 9 février 2018 à 12h02 - Mis à jour le 4 mai 2018 à 11h39
Assurance emprunteur : changer tous les ans, c'est possible
Depuis le 1er janvier 2018, tout emprunteur peut choisir librement de changer son assurance à la date anniversaire de son contrat. Une révolution qui place l'assurance emprunteur au même niveau que toute autre garantie. 

Assurance emprunteur : c'était comment avant ? 

L'histoire de l'assurance emprunteur est liée aux différents ministres qui ont eu en charge ce dossier.
Nous devons la première avancée majeure en la matière à Christine Lagarde qui, en 2010, a autorisé la délégation d'assurance.
Si, à l'époque, ce terme n'était pas très familier à bon nombre de Français, les choses sont différentes aujourd'hui.
A partir de 2010, donc, les Français avaient la possibilité de ne pas prendre le contrat groupe de leur banque pour s'assurer lors de la souscription d'un crédit immobilier.
Auparavant, il était impossible de dissocier l'assurance emprunteur du crédit. Par la suite, c'est Benoit Hamon qui est intervenu.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2015, la loi Hamon autorisait les emprunteurs à changer d'assurance de prêt dans les 12 mois suivant la signature du crédit immobilier.

Quelle situation en 2018 ? 

A présent, lorsque nous souscrivons un prêt immobilier, il est tout à fait possible de changer d'assurance tous les ans, à sa date anniversaire.
L'assurance emprunteur devient alors une assurance comme les autres qui peut être résiliée dans les mêmes conditions.
Attention toutefois, il faut pour cela que les garanties proposées par la concurrence soient à minima équivalentes à celles proposées par la banque.

Que va changer cette loi ? 

Aujourd'hui, environ 80% des Français ont fait le choix du contrat groupe de leur banque pour assurer leur prêt immobilier.
Ce nouveau dispositif permet aux Français de comparer les offres et ainsi de trouver l'assurance emprunteur la plus favorable. 
L'ouverture à la concurrence devrait ainsi inciter les Français à changer d'assurance emprunteur.
Pour autant, impossible aujourd'hui de savoir à quel point cela va influencer les comportements. Car s'il est autorisé de changer d'assurance, tout le monde n'en a pas la possibilité, ou l'intérêt.
En effet, malgré le droit à l'oubli, certaines personnes qui étaient en bonne santé au moment de la souscription du prêt ont, entre temps, souffert d'une maladie grave qui doit encore être déclarée.
Par exemple, pour un cancer du pancréas, selon le stade de la maladie, l'assuré peut être contraint de faire part de celle-ci durant 3, 6 ou 10 ans. Le risque étant supérieur, changer d'assurance ne ferait qu'augmenter la prime.
Il en va de même pour les personnes qui ont perdu leur emploi, etc. Enfin, certaines personnes souffrant de phobie administrative ne chercheront pas à se lancer dans une telle démarche.
Par ailleurs, la loi Hamon avait mis beaucoup de temps à séduire les emprunteurs, ce n'est que 3 ans après son application que les Français ont commencé à réellement s'intéresser à cette possibilité de comparer les offres.

A lire également :

Thèmes :

Toute une banque pour votre projet immobilier
Leader Français de la banque de proximité
Premier prêteur de France
2000 Conseillers spécialisés en habitat
Rappel sous 24h ouvrées
Mentions légales
Sous réserve d’acceptation de votre dossier de prêt immobilier par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur. Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours pour accepter l’offre de prêt. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées.