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Guadeloupe : le renouvellement urbain est en marche !

Publié le 3 janvier 2017 à 09h31
Guadeloupe : le renouvellement urbain est en marche !
Sur Grande-Terre, à deux pas de la Rivière salée qui la sépare Basse-Terre, les villes de Pointe-à-Pitre et des Abymes font l’objet de programmes de refonte urbaine de grande ampleur. Initiés par l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) et l’Etat, les travaux vont donner d’ici à 2020 un nouveau visage au centre de la Guadeloupe.

Pointe-à-Pitre : désenclaver et redynamiser les quartiers RUPAP

Le projet de rénovation urbaine à Pointe-à-Pitre (RUPAP) va requalifier un tiers de la ville tout autour de la gare maritime. Trois secteurs sont concernés. Celui qui regroupe les quartiers de Bergevin, Henri IV et Chanzy. Ici, les 6 000 logements construits dans les années 1960-70 présentent de fortes dégradations. De nouveaux ensembles immobiliers viennent palier la destruction de quelques barres. L’accent est surtout mis sur une amélioration du cadre de vie et une diversification de l’offre de services : jardins, aménagements piétons, 10 000 m2 d’équipements publics et 12 500 m2 de commerces. Le centre ancien va lui aussi subir un lifting. Cette ancienne place économique de l’archipel des Antilles va augmenter son parc immobilier de 300 logements sociaux. La place du Marché central et d’autres espaces publics seront revalorisés. Enfin, le quartier de Lauricisque, qualifié de zone urbaine sensible, est entièrement repensé. Les ensembles vétustes sont détruits au profit d’immeubles modernes. Pour créer une cohérence dans tout le quartier, la refonte de la trame urbaine donne vie à un nouveau cœur de quartier. Et la ville n’oublie pas son ouverture sur la mer : la façade maritime s’enrichit d’un front bâti et le port de pêche est valorisé.

Les Abymes : vers une diversification des secteurs Grand Camp et Raizet

Les secteurs Grand Camp et Raizet, tous deux concernés par le programme de l’ANRU aux Abymes, présentent les mêmes caractéristiques : des logements construits en barre dans les années 1970 devenus insalubres, des indicateurs sociaux défavorables avec un taux de chômage élevé, un manque de cohérence de territoire entre ces quartiers et le centre-ville. L’objectif est donc multiple pour résoudre tous ces problèmes. La destruction de 1 000 logements à Grand Camp va ouvrir la voie à la création de logements mixtes qui attireront de nouveaux résidents. Le maillage entre les différents ensembles est repensé avec des modes de transports doux et la création d’îlots qui vont relier les habitations aux quelque 10 000 m2 d’équipements nouveaux : écoles, équipements culturels, sportifs ou sociaux. De même, les 10 000 m2 de commerces et bureaux envisagés vont redynamiser le quartier et créer de l’emploi. Au Raizet, la zone franche urbaine autour de l’aéropôle va offrir aux créateurs d’entreprises un parcours résidentiel attractif. L’émergence de nouvelles filières économiques comme la création multimédia est d’ores et déjà programmée.

Poursuivre l’opération au-delà de 2020 avec le NPRU

Avec cette opération de grande envergure, c’est tout le marché immobilier de Guadeloupe qui va connaître un nouveau souffle. En tout, le Programme national de rénovation urbaine engagé en 2006 sur l’archipel aura permis d’investir près d’un milliard d’euros pour des chantiers qui s’achèveront en 2020 à Pointe-à-Pitre et en 2021 aux Abymes. Toutefois, il reste encore des quartiers à revaloriser et l’ANRU entend bien poursuivre son travail. Dès 2014, elle a identifié les nouveaux quartiers éligibles au NPRU (Nouveau programme de renouvellement urbain). Au nombre de quatre, ils sont de nouveau situés dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes. L’archipel poursuit donc sa route vers un dynamisme qui devrait favoriser l’investissement immobilier en Guadeloupe.

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