Actualité

Aménager les sous-sols parisiens pour y vivre : une solution d’avenir ?

Publié le 7 septembre 2017 à 15h51 - Mis à jour le 7 septembre 2017 à 15h53
Aménager les sous-sols parisiens pour y vivre : une solution d’avenir ?
Aménager son sous-sol : c’est l’idée de la seconde édition du concours d’architecture « Réinventer Paris », lancé par la municipalité parisienne. Un fort potentiel déjà identifié par nombre d’investisseurs immobiliers, qui n’hésitent plus à faire aménager des « souplex ».Le « souplex » pourrait-il devenir l’habitation de demain ? C’est, du moins, ce que laisse entendre la nouvelle édition de « Réinventer Paris », un concours organisé par la mairie pour inciter au renouveau des sous-sols. Baptisée « Les Dessous de Paris », cette édition propose aux participants trente-quatre sites à repenser, dont vingt-six en souterrain. Parmi ceux-ci : des stations de métro, des tunnels désaffectés et des parkings. Une exploration qui, en regardant vers le bas, pourrait bien révéler de nouvelles possibilités d’aménagement jusque-là peu usitées.

Après les duplex et les triplex, voici les « souplex »

Optimiser les sous-sols, ce n’est pas une nouveauté pour nombre d’investisseurs immobiliers. De tels projets existent depuis longtemps, qui essaient de se frotter aux contraintes importantes induites par l’aménagement des « souplex » : absence d’une aération de qualité et de lumière naturelle en quantité suffisante, présence de structures porteuses majeures impossibles à déplacer, ou encore évacuation difficile des eaux usées vers les canalisations municipales.
Ce projet de la Ville de Paris a donc quelque chose d’inédit. Alors que le développement est généralement orienté vers l’expansion géographique (Grand Paris) ou l’élévation des bâtiments pour gagner de l’espace habitable, l’idée d’aller aménager les sous-sols n’est pas commune. Mais dans une agglomération saturée où il est impossible de construire, ou presque, le principe du « souplex » apparaît de moins en moins farfelu.

Agrandir, oui, mais vers le bas !

L’aménagement vers le bas est donc devenu une possibilité, et sera peut-être demain une nécessité. Certains investisseurs immobiliers l’ont compris il y a plusieurs années. La raréfaction de l’offre immobilière les a poussés à acquérir des sous-sols, des caves ou des remises de magasins pour les transformer en véritables pièces à vivre. Quelques coups de pioche suffisent pour convertir un studio de 20 m2 en charmant deux pièces de 40 m2 – de quoi valoriser grandement un bien immobilier.

Les bienfaits qui découlent de l’ajout d’une surface périphérique ne sont plus à démontrer. Le regroupement de plusieurs chambres de bonne ou l’adjonction d’un garage attenant ont fait partie des projets d’extension les plus courants. Une fois ces possibilités épuisées, les entrepreneurs se sont tournés vers la surélévation, bien plus complexe, tant du point de vue technique que réglementaire. Et désormais, voici venue l’époque des « souplex » : quand on ne peut plus gagner d’espace, ni sur les côtés ni au-dessus, il reste toujours le sous-sol !

L’alternative est donc intéressante, et l’intérêt qu’y porte la Ville de Paris joue en sa faveur. Toutefois, il ne faut pas nier les contraintes sérieuses posées par ce type d’aménagement : non seulement les travaux nécessaires sont lourds et coûteux, mais il faut savoir, en outre, qu’à surface égale, le prix au mètre carré d’un « souplex » sera toujours inférieur à son équivalent plus en hauteur.

À lire également :

Thèmes :

Toute une banque pour votre projet immobilier
Leader Français de la banque de proximité
Premier prêteur de France
2000 Conseillers spécialisés en habitat
Rappel sous 24h ouvrées
Mentions légales
Sous réserve d’acceptation de votre dossier de prêt immobilier par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur. Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours pour accepter l’offre de prêt. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées.