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La ville deviendra-t-elle la nouvelle ruche pour les abeilles ?

Publié le 22 novembre 2017 à 13h48
La ville deviendra-t-elle la nouvelle ruche pour les abeilles ?
Alors que le sort des abeilles inquiète de plus en plus les pouvoirs publics, une nouvelle mode est en train de naître : les ruches urbaines, installées au cœur des villes.Et si les abeilles migraient vers les villes ? C’est une tendance qui tend en effet à se développer. En raison des pesticides utilisés dans l’agriculture, les zones rurales deviennent petit à petit hostiles à cet insecte précieux. Tandis que les pouvoirs publics tentent d’alerter sur l’utilisation de produits qui contribuent à leur disparition, les abeilles trouvent refuge dans les villes grâce aux ruches urbaines. Et dans le même temps, l’apiculture s’érige en nouvelle passion pour les particuliers !

Les ruches urbaines comme réponse à la crise des abeilles

Les ruches urbaines peuvent-elles enrayer le risque de disparition auquel sont confrontées les abeilles hexagonales ? Leur sort, en tous les cas, inquiète les pouvoirs publics.
En effet, les pesticides détruisent petit à petit leur écosystème. Or, la majorité des cultures (fruits, légumes, épices, café, cacao, etc.) dépend de la pollinisation. Elle joue un rôle majeur dans plus de 70 % des cultures et celles-ci représentent plus du tiers de l’alimentation française. Essentielle, cette pollinisation est assurée par seulement 2 % des abeilles sauvages.

Pourtant, ces insectes indispensables sont en train de disparaître. Pour preuve : la production de miel a fondu. Entre 1995 et aujourd’hui, celle-ci est passée en France de 32 000 tonnes à 9 000 tonnes. En cause, l’effet des néonicotinoïdes et des pesticides « tueurs d’abeilles » dont le gouvernement continue d’interdire l’utilisation sur le territoire français. Seulement le mal est fait et la population des abeilles est en chute libre. Pour enrayer ce phénomène, les villes se proposent comme une alternative aux zones rurales à travers le principe des ruches urbaines.

Les abeilles bourdonnent de plus en plus en ville

En 2010, New York fut la première grande ville à accueillir des ruches urbaines. Depuis, Paris a suivi la tendance. La ville a en effet mis en place un vaste projet à l’horizon 2020 baptisé « ruches et pollinisateurs » ayant pour objectif de mobiliser l’ensemble des parties prenantes (municipalité, maires d’arrondissements, préfecture, directions, associations gestionnaires de jardins partagés, propriétaires et copropriétaires, monde de la recherche) pour résoudre le problème de la disparition des abeilles.

Aujourd’hui, la capitale française compte désormais 700 ruches urbaines, dont près de 150 sont gérées par la municipalité dans 23 ruchers. Progressivement, organismes publics et entreprises accueillent des abeilles au sein de leurs locaux – sur les toits des bâtiments ou dans leurs jardins.

Faire son miel des ruches urbaines

Et vous, aimeriez-vous installer des ruches urbaines sur votre propre terrain ? Car le plan ne concerne pas seulement les personnes morales : même un particulier peut choisir d’accueillir une population d’abeilles chez lui !

Pour autant, il faut respecter quelques règles en vue d’adopter des ruches urbaines : garantir une distance de 20 mètres au moins par rapport aux voisins sur un terrain non clôturé ou bien disposer d’une haie de 2 mètres de haut en limite séparative de terrain. Il convient également de se renseigner auprès de sa mairie car il peut exister un arrêté spécifique à la commune concernée. Bien évidemment, la ruche ne devra pas être placée trop proche de sa maison, de sa terrasse, ou de l’espace de jeux pour enfants.

Comme nous pouvons le constater, le sort des abeilles mobilise de plus en plus de monde. Les villes leur réservant des espaces protégés, les organismes publics et privés accueillant également des ruches urbaines et même les particuliers se découvrent une passion nouvelle pour l’apiculture. Pour quelques centaines d’euros, des start-up proposent même des ruches urbaines prêtes à l’emploi, avec leur essaim d’abeilles parées à butiner. Alors, pourquoi ne pas faire son miel de ces abeilles ?

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