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Le tramway de Besançon parti sur de bons rails

Publié le 20 mai 2015 à 05h01 - Mis à jour le 3 mars 2017 à 16h50
Le tramway de Besançon parti sur de bons rails
Besançon, 115 000 habitants, est la plus petite ville de France à avoir fait le choix du tramway pour améliorer son offre de transports en commun et lutter contre les embouteillages. Après plusieurs années de travaux, le tramway de Besançon est entré en service en septembre 2014. Les premiers chiffres de fréquentation sont très encourageants et dénotent une hausse de la fréquentation des transports en commun. De quoi fluidifier le trafic, désengorger le centre-ville et favoriser le commerce.

L'historique du tramway à Besançon

Comme pour de nombreuses villes françaises, le tramway a longtemps été un transport en commun prépondérant à Besançon, avant de disparaître. De 1896 à 1952 il était le seul moyen de transport de masse mis à disposition des Bisontins, avant de péricliter au profit des bus. A partir de la fin du XXe siècle, le tramway a peu à peu fait son retour dans les grandes villes françaises, de Lyon à Paris. Des lignes sécurisées, des rames plus spacieuses et capables de transporter plus de voyageurs qu'un bus, une empreinte écologique moindre du fait de l'utilisation de l'électricité et un esthétisme certain ont beaucoup fait pour ce renouveau. A Besançon, le choix du tramway a été acté par la communauté d'agglomération dès 2008, après plusieurs études et une vaste concertation. Les travaux, d'un montant final de 254 millions d'euros pour deux lignes, ont débuté en 2010 pour une mise en service début septembre 2014.

Le tramway, un choix novateur pour une ville de cette taille

Si Montpellier, Nantes, Strasbourg, Tours ou Clermont-Ferrand ont rapidement opté pour la mise en service d'un tramway, la ville de Besançon est novatrice en la matière, puisqu'elle est la plus petite de France (115 000 habitants) à se doter d'un tel moyen de transport. Le projet a en partie été porté par Jean-Louis Fousseret, maire de la ville et président de l'agglomération. Le coût des travaux pouvait s'avérer un frein, celui-ci dépassant les 15 millions d'euros par km de ligne en service à Besançon, soit plus que pour une ligne de bus. Mais le positif l'a emporté, avec une durée de vie plus longue qu'un bus, une plus grande capacité et donc un besoin moindre de chauffeurs et la largeur moins importante du véhicule, ce qui lui permet de circuler plus facilement dans les rues étroites du centre-ville. Les premières retombées étant positives, d'autres villes moyennes pourraient prochainement se tourner vers le tramway.

Tramway de Besançon, une bonne fréquentation et un atout pour la ville

A l'heure où de plus en plus de gens prennent en compte la question de la qualité et du cadre de vie, les transports en commun ont un rôle important à jouer. Limiter les nuisances dues à la hausse quasi constante de la circulation automobile est un enjeu majeur pour toutes les villes, notamment pour favoriser le commerce et l'activité qui en découle. A Besançon, le tramway semble parti sur de bonnes bases afin de fluidifier le trafic de la cité. Lors du premier mois de mise en service, 30 000 utilisateurs par jour ont adopté ce moyen de locomotion, ce chiffre passant à 32 000/jour en novembre. D'ici 2017, la municipalité bisontine compte sur 42 000 passagers par jour. En ce qui concerne l'ensemble du réseau de transports en commun, on constate une hausse de 20 % du nombre d'usagers, tandis que les parkings relais accueillent 7 000 véhicules qui, de facto, ne circulent pas en ville. A terme, l'arrivée du tramway à Besançon devrait donc grandement faciliter la circulation urbaine, favoriser le commerce et apporter plus de bien-être à ses habitants.

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