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Une maison bioclimatique, qu’est-ce que c’est ?

maison bioclimatique

14/01/2015
Mis à jour le 03/03/2017

Ensoleillée en hiver mais protégée des surchauffes estivales, judicieusement implantée sur son terrain et construite dans des matériaux à forte inertie thermique, tel est, aujourd’hui, le cahier des charges auquel doit répondre une maison neuve.

Les constructions dont le permis de construire a été déposé depuis le 1er janvier 2013 sont tenues de respecter une nouvelle réglementation thermique, la « RT 2012 ». Beaucoup plus ambitieuse que la réglementation précédente - la RT 2005 - elle introduit, via le coefficient Bbiomax (Besoins bioclimatiques maximaux), la notion de conception bioclimatique des logements. Ceux-ci doivent désormais consommer le moins d’énergie possible pour chauffer, rafraichir et éclairer leurs occupants.

Etre en mesure de répondre à cette nouvelle exigence doit s’anticiper en amont, dès le choix du terrain : une partie, au moins, de celui-ci doit être ensoleillée toute l’année. Mieux vaut donc éviter les parcelles exposées au nord, très pentues ou encore situées en lisière d’une forêt.

Une architecture compacte

Première caractéristique d’une maison bioclimatique, elle doit être compacte. C’est-à-dire que le rapport entre la superficie des parois extérieures et la superficie habitable doit être le plus faible possible. Par exemple, à surface égale, une maison sur deux niveaux sera plus compacte qu’une maison de plain-pied. De même, un bâtiment mitoyen ou semi mitoyen (d’un seul coté) aura une meilleure compacité qu’un bâtiment isolé.

L’orientation est primordiale

Pour favoriser les apports solaires, la RT 2012 impose que les surfaces vitrées représentent au moins 1/6ème (17 %) de la surface habitable. Mais attention, les fenêtres ne doivent pas être installées n’importe où. Elles seront majoritairement présentes au sud afin de favoriser les apports solaires d’hiver et l’éclairage naturel. Pour tirer le meilleur parti de cette orientation, les pièces de vie (le salon ou la cuisine) devront être situées au sud, les chambres plutôt à l’est pour éviter les surchauffes en soirée et les pièces non chauffées (un garage ou une buanderie par exemple), au nord. Ces dernières constituent des zones « tampon » qui, en diminuant l’impact du froid, limitent les déperditions énergétiques.

Volets et végétaux, pour se protéger de la chaleur en été

Pour limiter les surchauffes – et son corollaire, le recours à la climatisation – la maison doit être équipée de volets ou contrevents extérieurs qui seront fermés les après-midi d’été pour limiter les apports solaires. Certains constructeurs proposent des volets dotés de détecteurs de chaleur qui se ferment automatiquement aux heures les plus chaudes de la journée.

Les végétaux jouent aussi un rôle capital. La présence d’arbres et d’une pergola recouverte d’une plante grimpante permettront d’ombrager la maison en été. Attention, ces végétaux doivent être à feuilles caduques ; faute de quoi ils ne laisseront pas passer le soleil en hiver !

Des matériaux avec une forte inertie

Le choix des matériaux est primordial. Il faut favoriser ceux à forte inertie thermique : la pierre, la brique ou le béton, par exemple. En hiver, ils accumuleront la chaleur de la journée pour la redistribuer progressivement pendant la nuit. En été, au contraire, ils permettront de maintenir plus longtemps la fraicheur de la nuit.

Le dernier élément clef d’une conception bioclimatique est l’isolation renforcée des parois. Réalisée par l’extérieur, elle permettra d’optimiser l’inertie des matériaux.

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© Uni éditions – MIG – avril 2014