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Saint-Etienne : après l'industrie, le design !

Saint Etienne capitale du design

12/01/2016

Saint-Étienne pâtit parfois d’une mauvaise réputation, qui découle de la grave crise qu’a traversée le chef lieu du département de la Loire, fortement touchée par la désindustrialisation. Entre fermeture d’usines, hausse du chômage et baisse de la démographie, la ville a beaucoup souffert. Pourtant, loin des clichés, Saint-Étienne s’est tournée vers l’avenir. Devenue la capitale française du design et reconnue sur le plan mondial dans ce domaine, la ville bénéficie d’un nouveau souffle, et pas seulement grâce à sa mythique équipe de football. Cela se traduit notamment sur le plan de l’urbanisme avec de nombreux projets d’importance. De quoi rendre ses lettres de noblesse à la cité ligérienne et attirer les investisseurs.

SAINT-ÉTIENNE, CAPITALE FRANÇAISE DU DESIGN

Fini l’industrie lourde. Fini les mines de charbon. Fini les fermetures d’usine à répétition. Saint-Étienne, c’est aujourd’hui une ville moderne et qui a su se trouver un nouveau cheval de bataille : le design. Question modernité difficile de faire mieux. C’est en 1998 que l’aventure a débuté, avec la création de la Biennale internationale du design par le directeur de l’école des beaux-arts. Célébré depuis 2013 lors des années impaires, cet événement a acquis une renommée dépassant largement les frontières régionales et même nationales. Devant cet engouement, la municipalité a embrayé en créant le syndicat mixte de la Cité du design en 2005. Quatre ans plus tard, la Cité du design était officiellement inaugurée en grande pompe. Elle se situe dans les locaux de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, désertés par l’industrie. Tout un symbole ! Reconnue capitale du design, Saint-Étienne a définitivement acquis une renommée internationale en devenant ville créative de l’Unesco, un honneur qu’elle partage avec des villes telles que Montréal, Buenos Aires, Berlin, Shanghai, Séoul… excusez du peu.

A SAINT-ÉTIENNE LE DESIGN SE RETROUVE MÊME DANS LES PROJETS D’URBANISME

Désormais, le design colle à la peau de Saint-Étienne autant que les Verts. Cette influence se retrouve même dans la réalisation d’importants projets d’urbanisme. Il en va ainsi du futur pôle commercial qui verra le jour en 2018 sur le site du Pont de l’Ane-Monthieu, à l’une des entrées de la ville. L’allure ultra moderne de ce centre commercial de nouvelle génération se retrouve même dans le nom du projet : Steel. Un hôtel, un pôle restauration, une cité des enfants et un pavillon du design sont notamment au programme en plus des traditionnelles enseignes commerciales. Porté par des fonds privés à hauteur de 150 millions d’euros, Steel devrait générer la création de 600 emplois et permettre l’urbanisation d’un territoire, auparavant,  essentiellement routier. Une belle illustration du nouveau dynamisme économique stéphanois.

LES TRAVAUX D’URBANISME VONT BON TRAIN AU CŒUR DE SAINT-ÉTIENNE

Qui dit baisse de la population, crise économique, dit dégradation de l’habitat. Ce fut longtemps le cas à Saint-Étienne mais les choses ont bien changé. Les projets d’urbanisme s’enchainent les uns après les autres et ce sont des quartiers entiers qui retrouvent une nouvelle vie. C’est ainsi le cas du quartier de Chateaucreux, situé près de la gare SNCF. Le projet est d’envergure, avec à l’horizon 2018 la création de 1 000 logements, 200 000 m2 de bureaux, 180 commerces et 600 places de parking. De quoi transformer radicalement cette partie de la ville et en faire un véritable quartier de vie et d’affaires. D’autres opérations sont en cours ou seront menées dans les prochaines années. La ville vient même de bénéficier d’une subvention de 40 millions d’euros de la part de l’État, dans le cadre du contrat de plan État Région. Cette somme sera doublée par les collectivités partenaires et l’EPA (Établissement Public d’Aménagement) disposera donc de 80 millions pour mener de nouvelles actions. Avec un prix de l’immobilier particulièrement attractif à Saint-Étienne, il y a de fortes chances que les investisseurs regardent la cité du Forez d’un autre œil.