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Moins de 10% des rénovations énergétiques sont jugées performantes

rénovation énergétique

27/09/2016

Lutter contre la précarité énergétique est l’une des priorités majeures du gouvernement en matière d’habitat. L’observatoire permanent de la performance énergétique du logement a publié, au mois de juin, les résultats de son enquête 2015. Les rénovations énergétiques sont nombreuses, mais pas toujours suffisamment performantes.

Cet observatoire est une mesure de l’évolution du marché de la rénovation thermique du logement. Il est réalisé par l’Ademe, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie.

En 2014, près de 3,5 millions de rénovations énergétiques se sont achevées. Elles concernent différents postes de travaux, parfois multiples.

Parmi les opérations engagées, le remplacement des fenêtres occupe le premier rang (plus de 1,2 million de logements). Viennent ensuite l’isolation des murs, l’isolation de la toiture et la rénovation du chauffage, pour environ 1 million de logements sur chacun de ces trois postes. Enfin, l’amélioration de l’eau chaude sanitaire a concerné un peu plus de 600 000 logements.

Les maisons sont le premier type de logement concerné (56%), devant les appartements (44%). La superficie moyenne des logements rénovés est de 96 mètres carrés. Les logements classés C et D, d’après leur Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), représentent 57% des logements rénovés. Ces travaux sont réalisés dans 9 cas sur 10 par des propriétaires occupants.

Mais seulement 288 000 rénovations sont jugées “performantes” ou “très performantes”, soit moins de 10% des rénovations thermiques. Le montant du budget des travaux d’amélioration de la performance énergétique est clairement le facteur différenciant. Pour ces quelques rénovations efficaces, le budget moyen est de 25 410€. Il est seulement de 11 146€ pour une rénovation jugée “moyenne”.

Pour réaliser ces travaux, la grande majorité des ménages s’adressent à des professionnels. Les organismes chargés d’accompagner ces projets, sont sollicités dans moins de 10% des cas. Les banques ou les organismes spécialisés tels que l’ADIL peuvent vous conseiller dans vos projets et étudier votre éligibilité à des prêts aidés (Eco-PTZ par exemple), voire même des dispositifs régionaux. N’hésitez pas à vous rapprocher d’eux pour en savoir plus.  

Engager des travaux d'amélioration de la performance énergétique performants, avec un réel retour sur investissement, coûte cher. Certaines aides de l’État peuvent être mobilisées, mais leur contribution reste faible. Lorsque le budget est limité, mieux vaut le compléter par exemple par un crédit travaux, afin d’atteindre l’objectif : des améliorations rentables sur le long terme.

À lire également :

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Dans le cadre de la réglementation de l’éco-prêt à taux zéro en vigueur au 1er janvier 2016 susceptible d’évolutions et sous réserve d’acceptation de votre dossier de financement par votre Caisse régionale de Crédit Agricole, prêteur. S’agissant de prêts destinés à financer uniquement des travaux, le prêt prendra la forme d’un prêt immobilier ou d’un prêt à la consommation en fonction de la nature de la garantie demandée par votre Caisse régionale.  Pour un prêt immobilier, vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours pour accepter l’offre de prêt. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées. Pour un prêt à la consommation, vous disposez d’un délai légal de rétractation de 14 jours calendaires.