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63% des acquéreurs immobiliers à Paris sont des cadres

études emprunteurs cadres

06/07/2016
Mis à jour le 16/11/2016

Une étude des notaires franciliens, publiée début mai, renseigne sur l’évolution de la catégorie socioprofessionnelle des acheteurs immobiliers à Paris.

La capacité d’emprunt, et donc d’achat d’un bien immobilier, dépend avant tout du revenu de l’acquéreur. Un crédit immobilier est généralement octroyé sur la base d’un tiers des revenus disponibles. La mensualité du prêt immobilier ne peut en effet généralement pas dépasser 33% du revenu, sauf en cas de reste à vivre important.

Dès lors, il est logique que ce soit les acquéreurs avec les revenus les plus élevés qui puissent le plus emprunter pour l’achat d’un bien immobilier. Ils peuvent en effet solliciter un montant plus important, car leur capacité d’emprunt est supérieure à un ménage au revenu plus faible. Cette capacité d’emprunt plus importante est liée tant au revenu, plus élevé, qu’à la souplesse qui leur permet de dépasser le fameux taux d’endettement de 33%. On considère que si après l’application de ce taux d’endettement, le reste à vivre du ménage représente un montant de 5 000 euros par mois, alors le taux d’endettement pourra être majoré.

À Paris, où les prix de l’immobilier sont particulièrement élevés et ont connu de fortes augmentations ces dernières années, ce sont donc naturellement les acquéreurs avec les plus hauts revenus qui peuvent financer l’achat d’un appartement. Le prix du mètre carré dans Paris est, en effet, passé de 5200 euros en 2005, à 8000 euros au début de l’année 2016. La catégorie socioprofessionnelle est intimement liée au niveau de revenu. Les ouvriers sont généralement moins bien rémunérés que les cadres.

Les notaires franciliens ont étudié l’évolution de la catégorie socioprofessionnelle des acheteurs immobiliers dans Paris, entre 2005 et 2015. Les acheteurs immobiliers cadres ou dirigeants d’entreprise ont progressé de 15% et représentent désormais 63% des acquéreurs. Les professions intermédiaires sont quant à elles en recul de 8%, passant de 29% en 2005 à 21% en 2015. Les ouvriers et les employés ont vu diminuer leur part de 6%. Ils représentent désormais seulement 7% des acquéreurs. Deux acheteurs immobiliers sur trois à Paris sont donc des cadres et dirigeants d’entreprise.

À l’échelle de l’ensemble de la région francilienne, on observe une tendance similaire, mais légèrement adoucie. Les cadres représentent 44% des acheteurs immobiliers (+10%), les professions intermédiaires 28% (-5%), et les ouvriers et employés représentent 17% des acquéreurs (-7%).

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