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tiny house
Conseil
Mis à jour le 18/04/2017 3 min

Une « tiny-house » : qu’est-ce que c’est ?

Sommaire

Très en vogue aux États-Unis et au Canada, la mode des tiny-house ou « micro maisons» commence à gagner la France. Elles peuvent être utilisées comme résidence principale ou résidence secondaire, ou comme maison d'invités pour accueillir de la famille ou des amis de passage. Ce qu’il faut savoir sur ce nouveau type d’habitat dont la surface moyenne tourne autour de 10 m² habitables.

Une « tiny-house », c’est parvenir à loger un couple ou une (petite) famille dans 10 à 12 m² (plus 5 à 7 m² de mezzanine), il faut optimiser l’espace, à la manière de ce qui se pratique dans les bateaux.

Un espace et un budget optimisés

Le moindre centimètre carré est utilisé : les tables sont escamotables, les banquettes servent à la fois de lits et de canapés et sont équipées de tiroirs à roulettes. Quant à la mini-salle de bains, elle accueille à la fois les toilettes, le lavabo et la douche ; le sol servant de bac à douche. La chambre est, en général, située sur une mezzanine accessible par un escalier étroit appelé « échelle de meunier ».

Pour amplifier les volumes et limiter la sensation de « boîte », les « tiny » sont richement dotées en fenêtres et ouvertures. Celles-ci sont majoritairement exposées au sud, afin d’optimiser les apports solaires et de limiter les besoins en chauffage.

Si vous construisez vous-même votre tiny-house, budgétez de 10 000 à 15 000 €. Prévoyez entre 20 000 et 25 000 € si vous faites appel à un constructeur.

Attention aux formalités administratives

Le statut juridique des tiny-houses a été défini par la loi Alur puis complété par un décret. Avant de construire votre tiny-house, vous devrez respecter un certain nombre de formalités administratives. Celles-ci diffèrent en fonction de la surface au sol. Une déclaration préalable de travaux suffit pour les surfaces inférieures à 20 m². Pour celles excédant 20 m², un permis de construire est requis. Il vous faudra par ailleurs toujours respecter les règles d’urbanisme en vigueur. Renseignez-vous auprès de votre mairie. Si le terrain sur lequel vous souhaitez implanter votre tiny-house est situé en zone protégée ou à proximité d’un monument classé, vous pouvez être soumis à des contraintes spécifiques.

Certaines de ces petites maisons sont équipées de roues. Considérées comme un habitat mobile, elles sont alors dispensées de déclaration de travaux ou de permis de construire. En revanche, sauf exception, elles ne peuvent pas stationner plus de 3 mois au même endroit.

Si la tiny house est en mode « mobile » et donc remorquée, c’est l’assurance auto qui la tracte qui la prendra en charge. Si elle est posée sur un terrain, il est alors conseillé de souscrire une assurance multirisque habitation. Votre compagnie d’assurance saura vous conseiller pour vous aider à trouver la garantie la plus complète pour protéger cet habitat mobile.


    Karine Dabot
    Karine Dabot - Avocate associée

    Cet article a été relu par Karine Dabot, avocate depuis 1994 au barreau d'Aix-en-Provence.

    Spécialisée en droit bancaire, voies d'exécution et droit des sûretés, elle intervient principalement en contentieux civil et commercial, transactions immobilières et saisie immobilière.